6 août 2021

Combien de temps doit durer la promenade de mon chiot ?

Si la promenade du chiot est indispensable pour son développement et son bien-être, elle doit se faire selon certaines règles : Type de balade, temps de promenade, fréquence des balades… Les sorties sont nécessaires pour l’apprentissage de la propreté et très utile pour les prémices de l’éducation canine, notamment le suivi naturel, le rappel et la marche en laisse (Découverte de la laisse et du collier). Privilégiez toujours plusieurs petites balades plutôt qu’une seule plus longue, trop longue pour lui même si il vous laissera penser le contraire. Pendant ces balades laisser le renifler les odeurs, faite lui découvrir des nouveautés, sociabilisez le avec d’autres chiots, chiens, animaux, humains, enfants…

À partir de quel âge pouvez-vous le promener ?

Promener un chiot est une étape importante dans son éducation et sa socialisation, mais il est essentiel de respecter certaines limites liées à son âge et à son développement physique. En général, il est recommandé d’attendre que le chiot ait reçu toutes ses vaccinations de base, ce qui se situe souvent autour de 12 semaines, avant de le promener dans des lieux publics où il pourrait entrer en contact avec d’autres animaux ou des surfaces potentiellement contaminées. Cependant, cela ne signifie pas que le chiot doit rester totalement inactif avant cet âge : de courtes sorties dans un environnement sûr, comme le jardin ou l’intérieur d’une propriété privée, sont bénéfiques pour lui permettre de découvrir de nouveaux sons, odeurs et textures. Ces premières expériences doivent rester brèves et adaptées à sa fragilité, car les articulations et os d’un chiot en pleine croissance sont encore très sensibles et peuvent être endommagés par des marches trop longues ou un sol trop dur. Une fois les vaccinations à jour, il est possible de commencer des promenades plus régulières et progressives, en respectant toujours le rythme du chiot, ses limites physiques et en utilisant un harnais confortable plutôt qu’un collier qui pourrait nuire à son cou délicat. En parallèle, ces sorties deviennent également l’occasion de travailler l’apprentissage de la marche en laisse, de l’obéissance et de la socialisation, qui sont autant de facteurs essentiels pour un développement équilibré et une relation harmonieuse avec son maître. En résumé, il n’existe pas d’âge universel pour commencer à promener son chiot : il faut combiner considérations de santé, de vaccination, de croissance et de socialisation pour garantir à l’animal des sorties sûres et enrichissantes.

Tableau des temps de marche en balade

La règle est la suivante, 5 minute de balade par mois d’âge, ainsi pour le chiot de 2 mois, pas plus de 10 minutes de balade, pour le chiot de 3 mois, pas plus de 15 minutes de balades… etc… Voir le tableau récapitulatif des durées de balade ci-dessous.

Âge du chiot Durée de la promenade
2 mois 10 minutes
3 mois 15 minutes
4 mois 20 minutes
5 mois 25 minutes
6 mois 30 minutes
7 mois 35 minutes
8 mois 40 minutes
9 mois 45 minutes
10 mois 50 minutes
11 mois 55 minutes
1 an 1 heure

Ne grillez pas les étapes, soyez patient, une fois votre chien adulte vous aurez tout le temps de profiter avec lui de longues balades

Où sortir et se promener : Les lieux les plus adaptés

Promener son chiot à proximité de chez soi demande un peu de réflexion pour choisir des endroits sûrs, stimulants et adaptés à son âge et à son niveau de socialisation. Les premières sorties peuvent idéalement se faire dans des lieux calmes et protégés, comme un jardin, une cour privée ou un parc résidentiel peu fréquenté, où le chiot peut explorer librement sans risquer d’être confronté à des dangers tels que la circulation ou des animaux inconnus. Une fois ses vaccinations à jour, il est recommandé de varier les environnements pour stimuler ses sens et développer sa confiance : les chemins piétonniers bordés d’arbres, les sentiers forestiers ou les berges de rivières offrent des odeurs et des textures différentes, tandis que les places publiques peu fréquentées ou les zones piétonnes permettent d’habituer le chiot aux bruits urbains et à la présence d’autres personnes ou animaux. Il est également bénéfique d’identifier des espaces spécifiques pour les besoins du chiot, comme des coins herbeux ou des petits parcs canins sécurisés, afin de renforcer l’apprentissage de la propreté. Les promenades près des commerces ou dans les quartiers résidentiels calmes, sous la surveillance du maître, aident également le chiot à développer sa socialisation et son calme en milieu urbain. L’essentiel est de choisir des lieux où le chiot se sent en sécurité, où ses mouvements sont adaptés à sa croissance, et où chaque sortie devient une expérience positive et enrichissante, tout en restant accessible à proximité de son domicile.

Voici quelques idées de lieux idéaux pour promener son chiot : un jardin sécurisé, un parc résidentiel calme, une promenade en forêt ou sur un sentier naturel, les berges d’une rivière ou d’un lac, un chemin piétonnier peu fréquenté, une place publique tranquille, un petit parc canin pour chiots, les rues calmes du quartier, des allées bordées d’arbres, et enfin un espace herbeux réservé aux besoins. Ces lieux offrent sécurité, variété sensorielle et opportunités de socialisation, tout en respectant le rythme et la croissance du chiot.

Apprendre la marche en laisse

Apprendre à son chiot à marcher correctement en laisse est une étape fondamentale pour rendre les sorties agréables et sécurisées, tant pour le maître que pour l’animal. Cette éducation commence généralement par l’habituer progressivement au port du harnais ou du collier, en le laissant s’y familiariser quelques minutes à la maison avant chaque promenade. Les premières sorties doivent être courtes et calmes, dans un environnement sûr et peu distrayant, afin que le chiot associe la laisse à une expérience positive plutôt qu’à une contrainte. Il est conseillé d’utiliser des récompenses, des caresses ou des friandises pour renforcer les comportements désirés, comme marcher à côté du maître sans tirer, et de stopper le mouvement dès que le chiot tire, pour lui enseigner la patience et le contrôle de son élan. La constance, la patience et la répétition sont essentielles, car un chiot apprend mieux à travers des séances régulières mais courtes. Se faire accompagner par un éducateur canin expérimenté peut grandement faciliter ce processus : ce professionnel aide à identifier et corriger les erreurs fréquentes, comme tirer trop fort sur la laisse ou utiliser des punitions inappropriées, qui peuvent devenir contre-productives à moyen ou long terme et générer stress ou confusion chez l’animal. Grâce à un encadrement adapté, le chiot apprend non seulement à marcher en laisse, mais aussi à rester attentif au maître, à gérer ses impulsions et à profiter pleinement de ses promenades, transformant ces moments en expériences enrichissantes et harmonieuses pour les deux.

Des sorties de jour comme de nuit

Il est important de sortir un chiot à toute heure, de jour comme de nuit, car ces sorties multiples jouent un rôle essentiel dans son développement physique, mental et comportemental. En complément des promenades diurnes, les sorties nocturnes permettent au chiot de s’habituer à différents environnements, sons et odeurs qui varient selon le moment de la journée. La nuit, les bruits sont souvent différents, plus calmes ou parfois plus surprenants (voitures, animaux nocturnes, échos, lampadaires), et ces expériences aident le chiot à développer sa confiance et sa capacité à gérer le stress. De plus, ces sorties nocturnes permettent de renforcer l’apprentissage de la propreté, en donnant l’occasion au chiot de faire ses besoins à différents moments et dans différents contextes, ce qui réduit le risque d’accidents à la maison. Sur le plan physique, les promenades nocturnes offrent des occasions supplémentaires d’exercice léger, adaptées à son âge et à sa croissance, tout en permettant d’éviter la chaleur intense de la journée pour certaines races sensibles. Enfin, habituer un chiot à sortir à toute heure favorise la flexibilité de son rythme de vie et prépare à un futur mode de vie où les promenades peuvent survenir à différents moments selon l’emploi du temps du maître. Ainsi, les sorties nocturnes ne sont pas seulement un complément aux sorties diurnes, elles enrichissent l’expérience sensorielle, sociale et physiologique du chiot, contribuant à un développement harmonieux et à un équilibre comportemental optimal.

Les activités à proscrire lors de ses sorties

On parle ici de marche tranquille et pas de course à pieds. Il est fortement déconseillé d’emmener son chiot pendant votre séance de jogging même sur une courte durée. Il doit marcher à son rythme et ne pas courir en continu sur le rythme que vous lui imposé. Cela concerne uniquement les promenades, pour ce qui est du jeu dans le jardin, il n’y a pas de limite, il est libre de jouer (seul) autant qu’il le souhaite, cela ne concerne bien entendu pas les activités ou vous participez, comme les jeux de balles, de cordes etc… Libre dans le jardin et non soumis à vos stimulations il peut ainsi se dépenser comme il le souhaite et se reposer comme il le veut. Il est déconseillé de faire sauter le chiot, que ce soit pour jouer ou pour une activité, ainsi pas de saut si vous souhaitez l’initier à l’agility, uniquement des exercices au sol, pas de montée ni de descente du coffre de la voiture seul, vous devrez le porter. N’abusez pas des promenades avec fort dénivelé, ou avec des obstacles, préférez toujours le plat pour ses débuts. Pas d’escaliers non plus pour le jeune chiot, car vous privilégiez ainsi un gros risque de développement de dysplasie de la hanche.

Lui apprendre à se calmer et à se reposer

Votre chiot ne saura pas vous montrer qu’il est fatigué, il va constamment vouloir dépasser ses limites, c’est pour cela que c’est à vous de le canaliser dans ses dépenses.

Lorsque vous rentrez de promenade votre chiot semble encore plein d’énergie, il est hyperactif, il court partout et ne se pose pas. Contrairement à ce que vous pourriez penser, c’est que la balade que vous venez de lui proposer était trop longue, vous l’avez sur stimulé. En continuant ainsi des balades trop longues pour lui vous allez obtenir l’inverse de l’effet escompté, un chiot survolté, toujours en demande, et plus tard un chien adulte qui ne saura jamais se poser… Certains chiots ont également du mal à se reposer d’eux même, c’est notamment le cas des races dîtes de travail : Berger Belge Malinois, Border Collie, Berger Australien… Ne les sur-stimulez pas, apprenez leur au contraire à se reposer dans leur panier, sans cette prise de conscience de votre part vous risquez de le regretter plus tard, aussi bien pour sa santé physique que mentale.
Votre chiot est en pleine croissance, il a besoin de phases d’exercices mais également aussi de beaucoup de repos. Votre chiot n’a pas besoin de courir pendant des heures pour être fatigué et bien dormir la nuit, plutôt que l’exercice physique, privilégiez les exercices mentaux, les jeux de réflexion, un véritable atout pour son attention et sa future éducation. En intensifiant les sorties et activités physiques vous allez également développer son endurance et entrer dans un cercle vicieux ou pour l’apaiser il lui faudra toujours plus. Plus vous abusez des balades longues plus vous risquez les séquelles physiques graves à court, moyen, long terme.

Une fin de croissance fonction de la race du chien

Si les races de petite taille terminent leur croissance vers 6 mois, les chiens de grandes races eux continuent leur croissance bien après un an. Pour cela il est important d’être vigilant, notamment pour les grands chiens, vous devez continuer à limiter le temps de balade même après 12 mois, parfois jusqu’à 2 ans. Parlez en avec votre vétérinaire, votre éducateur canin, votre éleveur pour connaitre la durée de balade idéale, cela est d’autant plus vrai si la race de votre chien a des prédispositions pour des complications : Dysplasie, ligament croisés… Adaptez toujours la balade en fonction de lui, de la difficulté, de la météo et notamment de la température ( en été préférez les sorties tôt le matin et tard le soir).

Respecter la durée de promenade du chiot, c’est mettre toutes les chances de son côté de le voir grandir sans séquelles physiques mais aussi de lui permettre de se développer sans développer des troubles d’hyperactivité

Que faire lorsque votre chiot croise d’autres chiens en balade ?

Les promenades représentent un moment privilégié pour la socialisation d’un chiot, car elles lui offrent l’occasion de rencontrer d’autres chiens, des personnes et de découvrir de nouveaux environnements, sons et odeurs. Ces expériences sont essentielles pour développer sa confiance, son équilibre émotionnel et son comportement futur, mais elles doivent être abordées avec vigilance et discernement. Il ne s’agit pas seulement de laisser le chiot interagir librement : certaines rencontres peuvent être intimidantes ou potentiellement stressantes, et une exposition mal gérée peut entraîner des peurs, de l’agressivité ou des comportements anxieux à long terme. Il est donc crucial de surveiller les signaux du chiot, de respecter son rythme, de choisir des interactions positives et progressives, et d’intervenir si une situation devient trop intense. Se faire accompagner par un éducateur canin expérimenté est particulièrement bénéfique dans ce contexte, car il sait repérer les signaux d’inconfort ou de stress, proposer des mises en situation adaptées et éviter des erreurs contre-productives comme forcer le contact ou négliger les signes de malaise. Grâce à cet encadrement, les moments de socialisation lors des balades deviennent des expériences enrichissantes et sécurisées, permettant au chiot de développer de bonnes compétences sociales, de gagner en confiance et de profiter pleinement de ses sorties tout en construisant une base solide pour son comportement futur.

Comment faire si il refuse de sortir ou de se promener ?

Certains chiots peuvent présenter des comportements d’évitement ou de peur lorsqu’il s’agit de sortir en promenade : ils refusent de quitter le domicile, ralentissent brusquement, freinent des quatre pattes ou se figent complètement en pleine balade. Ces réactions peuvent être dues à diverses causes, telles qu’une socialisation insuffisante, des expériences négatives antérieures, des bruits ou mouvements perçus comme menaçants, ou tout simplement une anxiété liée à l’inconnu. Dans ces situations, il est essentiel de ne jamais forcer le chiot, car la contrainte ou la punition peut renforcer sa peur et créer des blocages durables. La solution consiste à adopter une approche progressive et positive : encourager le chiot avec des récompenses, des caresses, ou des friandises, commencer par de très courtes sorties, choisir des lieux calmes et sécurisés, et avancer à son rythme, en respectant ses limites. Se faire accompagner par un éducateur canin expérimenté est particulièrement précieux dans ce contexte, car il peut identifier la source exacte de la peur et proposer des méthodes adaptées pour la surmonter sans créer d’effets secondaires négatifs. Ce soutien permet d’éviter des erreurs contre-productives à moyen et long terme, comme les techniques coercitives ou les brusques accélérations dans les promenades, et favorise un apprentissage serein et progressif. Grâce à cette approche encadrée, le chiot peut progressivement gagner confiance, apprendre à associer les sorties à des expériences positives et profiter pleinement de ses promenades, transformant un moment anxiogène en un vrai plaisir partagé avec son maître.

Protégez le en cas d’accident ou de maladie avec une mutuelle santé

Une assurance pour chiot permet la prise en charge des frais vétérinaire en cas de maladie ou d’accident. Vous vous demandez combien cela vous coûterait ? Faites un comparatif de plusieurs mutuelles canines partenaires, ce comparateur et gratuit et personnalisé.
[includeme file= »image/comparateur.txt »]